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Opération "Bakkus"

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Opération "Bakkus"

Message par Eugénie de Sabrevoix le 28/11/2012, 6:46 pm

Au téléphone :

- Sa Majesté approuve cette initiative. Mais sachez que nous nierons tout implication, vos hommes ne seront pas protégés...

- Cette opération sera un succès, Monsieur le Chancelier, comme toutes les opérations menées par ce contingent...

Le Feld-Maréchal raccrocha, fixa l'homme devant lui et lui dit.

- Feu vert pour l'opération "Bakkus"...

L'homme à l'aspect militaire quitta le bureau du Feld-Maréchal sans dire un mot. Dans son unité, les hommes n'avaient pas de langue, ni de nom, et encore moins de grade... Il y avait un chef, des hommes, et des missions sensibles...


à suivre


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Re: Opération "Bakkus"

Message par Eugénie de Sabrevoix le 1/12/2012, 5:52 pm

Un petit avion du 4e escadron de projection avait décollé de la base aérienne de Confolens en pleine nuit. Le pilote, le Capitaine de Morland, avait eu un bref mais très clair entretien avec un officier supérieur du Palais Corvin, avant de débuter sa mission : il ne devait jamais faire mention de cette opération. Jamais !

Morland ignorait qui il transportait, mais c'était pas n'importe qui. 6 hommes vêtus de noir. Des militaires édoranais oui, mais de quelle composante de l'armée ? On lui avait dit d'obéir au "chef" de ce commando de l'ombre comme s'il s'agissait du Feld-Maréchal. Il couvait un feu nourrit de questions, mais on lui avait interdit d'en poser...

L'avion volait à très haute altitude, non repérable, avec radio et transpondeur éteint. Même l'armée édoranaise ne pouvait le détecté et communiquer avec lui. Morland consulta ses appareils de bord et informa le commando :

- Monsieur, nous entrons dans l'espace aérien moldavien.

- Très bien. Se tournant vers ses hommes : Saut dans 2 minutes.

- Ouverture de la trappe...

Le vent s'engouffra dans la carlingue... Les hommes en noirs se levèrent et s'approchèrent du vide, de la nuit...

- Monsieur, 10 secondes.

9...

8...

7...

6...

- Quelque soit votre mission... bonne chance

- Merci Capitaine, rentrez à la base. Oubliez cette soirée.

- Oui Monsieur.

3...

2...

1...

0...

Les 6 hommes, comme en un seul, venaient de sautez dans le ciel moldavien. Quelques lieues plus bas, se trouvait un objet d'inquiétude du gouvernement qu'il fallait empêcher de nuire. Dans une heure, la mission serait accomplie.







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Re: Opération "Bakkus"

Message par Eugénie de Sabrevoix le 5/12/2012, 5:38 am

La chute libre dura 2 à 3 minutes, avant que les soldats de l'ombre n'ouvrent leur parachute au dernier moment. Ils atterrirent dans un champs à 3 ou 4 arpents de l'usine d'alcool EdoCo.

Après avoir ranger leur voile, ils prirent la direction de l'usine. Utile de rappeler le déroulement de l'opération, tout le monde était parfaitement au point.

En arrivant devant l'enceinte de l'usine, ils se divisèrent en 3 binômes et observèrent les rondes de garde quelques minutes. Ils savaient quand entrer grâce à cette observation mais aussi grâce aux informations recueillit les heures et jours précédents par des agents infiltrés des SEE et du Renseignement Militaire.

Un binôme se chargeraient de détruire la centrale d'approvisionnement en eau et de production d'électricité (A). Un autre déclencherait un incendie dans le hangar de stockage des matières premières (orge, malt, jus de raisin, pomme de terre, fruits,...) nécessaire à la production d'une large gamme de boissons alcoolisées (B). Enfin, la dernière équipe détruirait les cuves principales de la distillerie ainsi que sa cheminée (C).



Alpha et Gamma sautèrent le mur et coururent en direction de la centrale. Il se postèrent devant la porte, Alpha crocheta la serrure et en moins de 10 secondes le binôme était entré et la porte refermé. 3 secondes après un garde passait devant la porte sans se douter de rien.

A l'intérieur, Gamma sorti de son sac huit bâtons de dynamite enrichis au salpêtre pur. 2 furent accroché à l'axe de la roue à aube, 2 à la bobine produisant l'électricité, 2 sur la pompe à eau principale et 1 sur chacune des deux pompes de secours. Le tout fut relié par des fil de cuivre gaînés à un programmateur/détonateur.

Delta et Zêta, avec les mêmes précautions, arrivèrent facilement à pénétrer dans l'entrepôt des matières premières. Dans un coin du hangar se trouvait la chaudière à fioul nécessaire au maintien isotherme de l'espace et donc à la conservation des stocks par ces températures hivernales. Delta dévissa la conduite d'arrivée du fioul et celui-ci commença doucement à ce déverser dans le hangar. Pendant ce temps, Zêta plaça deux programmateurs/détonateurs dans le hangar. Ces appareils ne déclencherait pas d'explosion mais une étincelles qui mettrait le feu au mazout au sol et qui embrasserait les innombrables cuves, fûts et caisses en bois qui se trouvait dans l'entrepôt.

Le dernier binôme, Sigma et Omega, s'était faufilé le long du bâtiment principal jusqu'au bâtiment de la distillerie où sont produit les spiritueux. L'usine abritait aussi une brasserie pour la production de la bière et des chais pour la production du vin. Sigma escalada la façade jusqu'au toit, il se mût jusqu'à la cheminée. Il plaça sur cette dernière de 4 bâtons de dynamite côte à côte de telle façon à ce que la cheminée tomba dans une direction voulu.

Pendant ce temps, Omega entra dans la distillerie alors qu'il bénéficiait d'une fenêtre dans la ronde des gardiens. Il disposa 3 bâtons explosifs sur chacun des deux immenses alambics industriels flambants neufs de l'usine.

Tout le monde s'exfiltra très rapidement de l'usine sans éveiller le moindre soupçon.

Ils marchèrent pendant deux lieues dans la forêt en direction de l'est. Il retrouvèrent sur une route forestière, à un point de rencontre défini, un véhicule de type camionnette, vide, avec à l’intérieur des vêtements pour 6 hommes. Ils se changèrent, prirent la voiture et se dirigèrent vers la frontière.

Quelques minutes après, une série très rapprochée de détonation furent perçue à travers la campagne. A l'usine EdoCo, la panique et la stupéfaction avaient gagner tout le monde. L'usine n'avait plus d'électricité, plus d'eau courante, une cheminée c'était écroulé sur le bâtiment de la direction, les alambics neufs et non encore payés entièrement étaient éventrés et irréparables, et l'entrepôt était en proie au flamme, ce qui fut vu tardivement du fait de l'absence de fenêtre afin de préservé les matières premières des rayons du soleil.

Au vu de l'investissement pour la création de l'usine, des crédits énormes sur les matériels existants, de l'ampleur des dégâts, et de la perte d'une récolte entière de divers produit en période de famine, l'usine ne serait pas opérationnelle avant de très longs mois, voire ne le sera plus jamais.

Les 6 hommes avait rejoint la frontière en 30 minutes de route. Celle-ci habituellement ouverte entre la Moldavia et Edoran, était depuis la prohibition l'objet de contrôle soutenu par la Police Impériale aux Frontières et par la Douane. La camionnette au couleur d'une association fransienne luttant contre la famine en Moldavia et estampillé d'un laisser-passer ministériels infalsifiable collé au pare-brise, n'eut aucun mal à passer en Edoran sans le moindre ennui...



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Re: Opération "Bakkus"

Message par Eugénie de Sabrevoix le 5/12/2012, 10:35 am

Dans la soirée, le gouvernement moldavien reçu cette revendication :


Pour la Paix Universelle et l'éradication de l'alcoolisme, interdisez l'alcool ! Dans le cas contraire, nous continuerons nos actions contre les usines du mal !

Signé :
Ligue Ethériste Moldavienne de Tempérance

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Re: Opération "Bakkus"

Message par Idhomene VIII Kosturi le 19/12/2012, 4:46 pm

Les services secrets moldaviens en étaient convaincus : cette prétendue Ligue n'avait d'existence que sur cette revendication... Qui avait pu agir ainsi?
Sur ce point c'était le mystère le plus opaque... un brouillard plus qu'épais.

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Re: Opération "Bakkus"

Message par Mad Mark le 22/7/2016, 7:03 am

Il y a 3 ans et demi...

Slobodan Gorbulski,  ennemi public numéro 1 en Palogne, s'est fait oublier pendant deux ans après les attentats qu'il avait organisé à Kosciusko-Czestochowa. Il avait rejoint la Moldavia, et avait monter un réseau de contrebande d'alcool afin de financer de futures actions terroristes markistes.

L'usine d'alcool EdoCo était noyautée par des anarchistes, des républicains ou des markistes, et son charisme de leader lui avait permit d'intégrer l'usine sous un faux nom.

Alors qu'il travaillait officiellement comme magasinier, Slobadan détournait une partie de la production pour le marché noir avec la complicité des gardes et d'autres employés.

Le soir, comme à son habitude, il devait pénétrer dans l'usine via la station hydro-électrique puis atteindre le garage des camions de livraison là où un complice avait déjà chargé un véhicule. Ensuite, Gorbulski sortait de l'usine avec le camion, le déchargé chez un autre complice, et ramenait le véhicule à l'usine avant de fuire lui-même.

Sauf d'une nuit de décembre 1922, il traversa le cours d'eau qui alimentait la station hydro-electrique et pénétra par une trappe d'aération dans la station. Il déboucha comme d'habitude entre la pompe principale et une pompe de secours. Mais quelque chose se produisit...

Une violente explosion souffla la station, les quatre murs volèrent comme un château de carte et Gorbulski fut projeté à l'extérieur du bâtiment et se retrouva inconscient dans la petite rivière...

Alors qu'à l'usine, en grande partie détruite ou en flammes, s'était la panique et l'effervescence, Slobodan dérivait doucement au fils de l'eau sans que personne ne le remarque. Bientôt il se trouva à bonne distance de l'usine.

A 6 lieues de là, à l'aube, un vieil homme se promenait au bord de la rivière et découvrit le magasinier contrebandier gisant contre la berge, enchevêtrait dans les racines des arbres.

Le vieil homme était le Docteur Frankensco, médecin et biochimiste de l'Université de Chinisau. En réalité, il avait été mis à pied il y a longtemps en raison d'expériences dérangeantes...

Il releva Gorbulski qui se réveillait à moitié, et l'aida à marcher jusqu'à son manoir à deux pas de là. Le markiste était mal en point, la quasi-totalité du visage brulé, de profondes blessures, des hémorragies internes occultes... Il ne survivrait pas longtemps...

...Frankensco le savait... Mais il avait une solution pour ce pauvre homme... qui serait par la même occasion un cobaye pour le test ultime de son sérum de régénération tissulaire...

Aussitôt dans le manoir, Slobodan fut installé sur une sorte de table d’opération, il fut déshabillé. Frankensco lui attacha les bras et les jambes. Gorbulski n’avait pas la force de se débattre… et bredouilla quelques questions au vieux fou

- Qu’allez… vous… faire ?
- Courage, jeune homme ! Je vais te redonner la force ! La force de te venger de ceux qui t’on fait ça !
Le terroriste perdit de nouveau connaissance…

Le médecin, non conventionné, se hâta. « Il ne doit pas mourir ! ». Il mit en place des cathéters veineux aux bras, aux jambes et aux jugulaires. Il posa des électrodes sur les tempes et le torse du jeune blessé. Il relia les cathéters à des poches de perfusion remplit d’un liquide rouge, trop vif et fluide pour être du sang. La substance atteint rapidement les veines…

Le savant trépignait ! Il se pencha à la tête de son cobaye et lui parla comme s’il était conscient.


- Mon sérum va emplir chacune de tes cellules musculaires, cutanées et nerveuses ! Et quand je mettrai le courant ! La régénération sera activée et accélérée !!!

Le moldavien sautilla jusqu’au mur de la pièce où un interrupteur à levier d’un autre âge attendait en position ouverte. « POUR LA SCIENCE ! » cria-t-il avant de baisser le levier…

Soudain toutes les lumières de la maison augmentèrent leur intensité en même temps que Gorbuski entrait en convulsion et poussa un hurlement de douleur qui le tira de son coma. Frankensco avait le visage déformé par la folie et la joie.
Les lumières augmentaient toujours en puissance puis une à une les ampoules électriques explosèrent alors que le patient convulsait de plus belle… De la fumée s’échappait du corps de son corps et finalement la pièce fut plongée dans le nuit.
Les hurlements s’atténuèrent … la fumée se dissipa…
Le vieux couru cherché des bougies dans un tiroir et un alluma une fébrilement… Il se retourna pour éclairer la table d’expérimentation, mais une masse immense lui barrer le passage.

C’était un homme gigantesque, aux muscles saillants et volumineux et à la peau rouge sans aucune blessure. Frankensco leva la bougie et découvrit le visage de la chose : c’était Gorbulski, les yeux brulant de haine et la mâchoire crispait. La créature parla d’une voix grave et forte, presque inhumaine.


- Que m’as-tu fais ?
- Je t’ai redonné la vie ! Tu étais en train de mourir ! Tu es plus puissant que jamais maintenant ! Tu peux te venger !
- Mais cette peau rouge ?
- Euh… un effet secondaire imprévu….
- Tu as détruit l’homme que j’étais ! Fit le colosse en attrapant son créateur par le cou et en le soulevant à 1 mètre 50 du sol.
- Non… je … t’ai… sauvé… Rappelle… toi… Tu as… eu… un accident… non ?
- …Hum… la brasserie… ils l’ont fait sauter !
- Voilà, c’est eux qui t’on détruit ! Je te donne le pouvoir de te venger, détruit-les jusqu’au dernier ! ….. Mais c’est qui « ils » au juste ?
- LE SAINT-EMPIRE !

La chose jeta le vieux fou contre le mur, le laissant pour mort… Puis sorti du manoir en traversant le mur comme si ce fut du papier à cigarette…

Dehors, il regarda ses mains, ses jambes. Puis il leva les yeux au ciel en brandissant son poing ! Et en poussant un hurlement !

Il s'enfuit ensuite dans la forêt...


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