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Une guerre oublié

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Une guerre oublié

Message par Edorel Gatline le 26/7/2015, 2:00 pm

Les tensions au sein de l'Archipel, l'été assommant d'une vague de chaleur sans précédant ainsi que la lassitude, avait probablement fait oublié au reste du micromonde qu'un drame était toujours en cours dans l'arrière-pays édoranais. la République de Belgravie, ou le Royaume de Romania selon les opinions des uns ou des autres était toujours sous le coup d'une guerre civile particulièrement violente. Le Duc de Piatrà, Nicolae, cherchait à combler la place que le Grand-Duc Amédée avait laissé en fuyant la proclamation de la République. Bien qu'ayant obtenue le soutien des autres royaumes vassaux d'Edoran (ce qui signifie de manière général un appuie financier et matériel conséquent), les analystes avaient tablé en cas de victoire des monarchistes sur une nouvelle guerre civile, partant du principe que les autres ducs seraient plus d'accord pour être Grand-Duc à la place de Nicolae, ou d'un autre. Considérant que les restes de l'armée républicaine ainsi que le camp républicain en général ne tiendrait pas le coup.

Et pourtant ce fut un véritable renversement de situation qui s'opéra avec l'arrivée de sympathisant républicains, notamment édoranais et russlaves. Sous la férule du turbulent Arcadio Diaz, républicain eslagnole convaincue et du russlave Anton Boulkinov se créèrent des brigades internationales pour pallier aux faiblesses de l'armée républicaine s'étant écroulé suite à la disparition (ou la fuite ?) de l'ancien président Kirill. On parlait également d'un conseiller militaire zollernois qui jusqu'à maintenant était resté hors de vue sauf du commandement républicain, et hors de portée des forces monarchistes qui tentaient de le capturer.

Contre toutes attentes ce fut un coup de force qui renversa la tendance de la guerre. La prise soudaine et inattendue de Iùlia, avait encouragé les républicains sur leurs lancée et dans la foulé avancèrent sur la capitale Sinà. 23.000 républicains et étrangers pro-républicains culbutèrent les monarchistes tenants la ville et qui durent se résigner à abandonner la ville en moins de temps qu'il n'en n'avait fallut à Iùlia. Cette soudaine victoire s'expliqua notamment par la soudaineté de l'action, sa vitesse et le fait que les monarchistes ne s'attendaient pas à voir arriver pareil masse devant leurs positions. La débandade fut amère. Mais la réaction ne tarda pas.

Les républicains tinrent la ville pendant un mois. Les monarchistes commencèrent un siège pour reprendre la ville, aidé en cela par par par un détachement tchecoslovène comportant entre'autres 5.000 hommes et une escadrille de plusieurs avions. Les Monarchistes pouvaient également compter sur du matériel eslagnoles ainsi que divers groupes para-militaire palognais et moldaviens. De leurs cotés, les républicains ne pouvaient compter que sur du matériel moldaviens ainsi que sur eux-mêmes. La lutte fut acharné, mais la supériorité des monarchistes était beaucoup trop importantes et début juillet les républicains durent se résoudre à quitter la ville.

Cette victoire des monarchistes cependant fut couteuse et engagea un nombre très importants en hommes. Hommes qui auraient pue être déployer ailleurs. Ainsi pendant que les deux armées s'échangeaient des amabilités à Sinà, les Duchés d'Alba et de Sylvania tombèrent aux mains des républicains. L'emploie d'unités légères et rapides de francs-tireurs y était pour quelques choses. Les maigres garnisons monarchistes de ces deux villes signèrent très vite leurs reddition. La perte de Sinà et la prise d'Alba et Sylvania ne marqua pas pour autant la fin des combats.

Le pays était désormais coupé en deux, Iùlia, Fiumù, Alba et Sylvania sous le contrôle des républicains, Sinà, Carnella, Skenderù et Piatrà sous celui des monarchistes. Chaque camp ayant ses soutiens. Les monarchistes étaient aidés par des hommes, du matériel et des financements émanent des royaumes vassaux. Les républicains eux pouvaient compter sur l'aide financière et matériel de la Moldavia, ainsi que sur l'aide des brigades internationales qui s'étaient renforcés ces derniers temps. Majoritairement constitué d'edoranais et de russlaves, l'ont pouvait également y entendre du valdisk, du zollernois, du krasslandais, du skotinèque et de l'armaréen. Cette force s'élevait désormais à 12.000 hommes. Il n'en fallait pas plus pour motiver une réorganisation complète des républicains. Diaz, Boulkinov ainsi que le mystérieux conseiller militaire zollernois avaient décider une organisation en demie-brigade, chaque bataillons régulier de l'ancienne armée belgrave était doté à ses cotés deux bataillons de volontaires de même taille. Les républicains pouvaient également compter sur du matériel capturés à l'ennemie ainsi qu'à quelques avions et batteries de DCA.

La situation était stable, chaque camp ne parvenait pas cependant à prendre le dessus, et l'opinion publique semblait s'être détourné de ces tragiques évènements. Et bien malgré lui, l'Empereur était incapables d'agir ou de tenir ses vassaux à carreaux. Un soutien déclaré à la république peut lui couter son trône surtout avec un gouvernement d'extrême-droite au pouvoir). Mais le choix de soutenir le Duc Nicolae n'était pas plus envisageable, ce dernier ayant toutes ses chances de provoquer un sursaut républicain, et par là-même, de déplacer la guerre civile en Edoran même.

De l'étranger on entendait peu parler de cette guerre, voir pas du tout. Les seuls qui s'en étaient souciés jusqu'à maintenant étaient quelques membres éminents du gouvernement zollernois. En effet ces derniers considéraient ces guerres à répétition entre vassaux comme étant un grave problème à la stabilité d'Edoran, et si la stabilité de la première puissance micromondiale était menacé, cela en disait long sur les répercussions.

D'ou la présence de l'agent Williz Huntleyz du coté républicain. L'homme de l'ombre, agent de terrain des ZZZ avait pour mission d'assurer par tout les moyens possibles la victoire républicaine et par là même d'assurer la stabilisation et la pacification de la région. Gatline, le directeur des ZZZ, lui avait donner carte blanche pour ça. Huntleyz avait formé un petit groupe pour le renseignement. Groupe qui avait réussi ses missions jusqu'à présent. Si les républicaines tiennent leur positions, c'est surtout grâce à un réseau d'informateurs efficaces et discret.

Ainsi qu'a des méthodes d'interrogatoire, particulières...

Notre homme mystère était dans une cave sombre, éclairé par une malheureuse ampoule. Il tentait de lire tant bien que mal un livre qui avait pour titre "Les points sensibles, ou les méthodes coercitives orientales". Tout un programme ! Assis en face de lui, un homme portant un uniforme des monarchistes, le visage tuméfié, du sang séché formant des croutes un peu partout. Ainsi qu'un pieux planté dans l'axe du tibia gauche, bloquant la jambe et dont la moindre tentative de mouvoir celle-ci se soldait par un gémissement.

Mais le bougre tenait le coup, depuis plusieurs jours déjà, comme quoi.

On toqua à la porte. Le zollernois ferma son livre et le jeta à la face du prisonnier qui ne sembla même pas s'en rendre compte. Huntleyz quitta la pièce en fermant la porte. Quelques instants plus tard, il revint, le visage guilleret un paquet sous le bras et en sifflotant "Rule Zollernia" de manière nonchalante. S'arrêtant net, il se retourna et ouvrant la porte il lança.


"Ianeck ! Ramène moi le tourne-disque et un disque bien lourdingue tu veux bien ?"

L'homme de main s'exécuta et pendant que celui-ci installait le tourne-disque dans un coin, il plaça sur le plateau un disque d'Alain Zouchon, chanteur zollernois peu apprécié, mais qui bénéficiait de l'appuie du label de la Zollern Grammophon. De l'argent jeté par la fenêtre. Et tandis que le disque grésillait sous la pointe en diamant, le Zollernois pris sa chaise la retourna et s'assit, en ouvrant le paquet. Il en sorti un tube à essaie fermé. A l'intérieur se trouvait un petit insecte.

"Tu sais comment s'appelle cette bestiole ? Demanda t-il au prisonnier qui semblait à peine inconscient. Son nom scientifique, et je me moque que tu t'en fiches est "Paraponera Clavata". Les édoranais qui ont eu le malheur de tomber sur elle l'appelle fourmi balle de fusil. on la trouve au fin-fond des forêts Azcas. Sa piqure est l'une des plus douloureuse qui soit et ça peut durer des heures, des heures... Enfin, tu va avoir l'occasion de le vérifier par toi-même."

Et tandis que la musique se lançait, un cri quasi-inhumain retentit dans tout le sous-sol. On entendait rien de la surface. De toute façon, personne n'ose dire qu'il a entendu un cri venant des profondeurs de la terre.

"AH, ET AU CAS OU, JE REVIENS DEMAIN AVEC UNE AUTRE FOURMI, MAIS SI TU VEUX BIEN NOUS DONNER ENFIN LES RENSEIGNEMENTS QUE NOUS VOULONS FAIT NOUS SIGNE ! BONNE SOIRÉE, EMMA REVIENT AVEC LA POPOTE A HUIT HEURES COMME D'HAB !"

Huntleyz se demandait quand même si il arrivait à se faire entendre au milieu des cris et des pleurs du prisonniers qui se contorsionnait sur la chaise. Il considéra qu'il y eu une réponse affirmative et quitta la pièce, cette fois en chantonnant "Rule Zollernia".
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Edorel Gatline
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